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Apinord Dunkerque et son rucher-école

Apinord Dunkerque et son rucher-école

APINORD DUNKERQUE participe à la défense de l'Abeille Noire et de la bio-diversité en Flandre-Maritime au-travers d'évènements et de partenariats avec diverses associations, collectivités et entreprises. Son rucher-école, créé en 2004 par une bande d'apiculteurs passionnés par l'abeille, menée par Didier ROMMEL, organise chaque année une session de cours d'octobre à septembre. Il est situé au sein de l'EPLEFPA des Flandres, LPA de Dunkerque - 1072, rue de Leffrinckoucke - 59240 DUNKERQUE. Pour tout contact : apinord.dunkerque@yahoo.fr


Wormhout : un apiculteur ignore pourquoi il a perdu 150000 abeilles cet hiver

Publié par Les Ruchers d'Apinord sur 1 Avril 2015, 18:31pm

Catégories : #Apinord Dunkerque, #Articles de Presse, #Défense de l'Abeille

Wormhout : Un apiculteur ignore pourquoi il a perdu 150000 abeilles cet hiver !

Apiculteur amateur à Wormhout (59), Mickaël Jung a constaté, incrédule, le décès de milliers d’abeilles dans ses ruches cet hiver. « Tout est à reconstruire », soupire-t-il. Les services de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ont été alertés.

 

Lors de la visite de printemps à ses trois ruches, Mickaël Jung a découvert avec stupeur que celles-ci étaient sans vie. Toutes les abeilles étaient mortes ou pétrifiées : un vrai désastre pour cet amateur installé au 4, rue des Tonneliers à Wormhout.

Mickaël Jung a beaucoup investi depuis quatre ans pour celles qu’il considère « comme une espèce en voie de disparition, mais qui lui procurent une raison supplémentaire de se retrouver au jardin ». Formé au sein de l’association Apinord Dunkerque, il a commencé en 2011 avec une première colonie d’abeilles, profitant de leur essaimage (1) pour en développer une seconde, puis une troisième.

Au départ, son modeste élevage semblait prospère – « Je faisais mes premières récoltes de miel. C’est encourageant de voir ses efforts couronnés » – jusqu’à ces derniers jours où la catastrophe s’est abattue sur ses ruches. « J’ai perdu 150 000 abeilles en un seul hiver. Cette année, je n’aurai pas le plaisir de récolter mon miel. Il faut repartir de zéro, nettoyer les ruches pour éradiquer ce qui a provoqué la mort des abeilles, recueillir une nouvelle colonie pour redémarrer ma passion. Je fais abstraction de l’aspect financier. Néanmoins, il faut compter 100 € pour remettre une ruche sur pied avec, désormais, une crainte permanente. »

 

« Sont-elles mortes d’épuisement ? »

L’origine de ce désastre : « Je suis incapable de le déterminer. Je ne m’étais rendu compte de rien car l’hiver, les abeilles hivernent. Elles restent dans la ruche tout en demeurant actives pour assurer une température ambiante de 35º. Malgré un apport en sucre pour les aider à surmonter le cap hivernal, elles n’ont pas tenu. Étaient-elles assez nombreuses pour assurer la maintenance ? Étaient-elles toutes rentrées à l’automne ? Sont-elles mortes d’épuisement ? Telles sont les interrogations ! »

(1) Phénomène qui consiste pour les abeilles à quitter la ruche avec une reine pour former une nouvelle colonie.

Un indicateur environnemental

L’abeille est un maillon essentiel de notre chaîne alimentaire : 80 % de nos aliments sont issus de la pollinisation. Albert Einstein disait : « Si les abeilles disparaissent, l’espèce humaine est menacée ».

L’abeille, qui naît au printemps et en été, a une espérance de vie de quarante-cinq jours ; plusieurs mois pour les autres qui doivent permettre à la colonie de survivre et de redémarrer le cycle. Selon leur maturité physiologique, les abeilles remplissent six missions : nettoyeuse, nourrice, architecte, ventileuse, gardienne et butineuse. Dans la ruche, par des mouvements d’ailes, l’abeille fait office de climatiseur. L’été, elle ventile ; l’hiver, elle réchauffe l’air ambiant pour maintenir une température constante.

Une enquête diligentée au niveau départemental

Pour Sophie Calmein, coprésidente d’Apinord, « cet état sanitaire n’est pas général dans le Nord. On retrouve ces dégâts de manière sporadique, dans des zones relativement restreintes. Selon nos informations, sur nos 114 adhérents hébergeant plus de 1 000 ruches, huit seraient concernés, 45 ruches sont détruites. Les hypothèses de la survenue de ce désastre pourraient être multiples. »

Le varroa, un acarien parasite des abeilles qui les affaiblit ? Une intoxication d’origine inconnue, proche ou lointaine ? Comme les abeilles sont complètement desséchées, la recherche de l’agent mortel s’avère impossible. Les services de la DDPP (direction départementale de la protection des populations) sont alertés. Une enquête est diligentée.

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dubail 16/05/2015 23:04

Bonjour je serais curieux de voir les analyse des point deau qui alentour les ruches

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