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Apinord Dunkerque et son rucher-école

Apinord Dunkerque et son rucher-école

APINORD DUNKERQUE participe à la défense de l'Abeille Noire et de la bio-diversité en Flandre-Maritime au-travers d'évènements et de partenariats avec diverses associations, collectivités et entreprises. Son rucher-école, créé en 2004 par une bande d'apiculteurs passionnés par l'abeille, menée par Didier ROMMEL, organise chaque année une session de cours d'octobre à septembre. Il est situé au sein de l'EPLEFPA des Flandres, LPA de Dunkerque - 1072, rue de Leffrinckoucke - 59240 DUNKERQUE. Pour tout contact : apinord.dunkerque@yahoo.fr


L'Assemblée Nationale vote l'interdiction des Néonicotinoïdes

Publié par Les Ruchers d'Apinord sur 22 Mars 2015, 11:21am

Catégories : #Défense de l'Abeille, #Articles de Presse

L'Interdiction des Néonicotinoïdes votée par l'Assemblée Nationale

L'Interdiction des Néonicotinoïdes votée par l'Assemblée Nationale

L’Assemblée nationale a voté jeudi, contre l’avis de Ségolène Royal, l’interdiction de toutes les substances de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques pour les abeilles.

Les abeilles vont peut-être devoir leur salut à une initiative des parlementaires socialistes contre l’avis du gouvernement. L’Assemblée nationale a voté en effet jeudi l’interdiction de tous les produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques pour les abeilles, et ce à compter de janvier 2016. Les députés PS Gérard Bapt et Delphine Batho étaient à la manoeuvre contre l’avis de Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie.

Petit rappel. A la suite de l’action menée par la France pour que l’Union européenne interdise le Cruiser OSR sur le colza, la Commission Européenne a déjà restreint l’utilisation de trois substances actives de cette famille d’insecticides. Pour autant, cinq molécules restent encore autorisées dans l’Hexagone (imidaclopride, thiaclopride, clothianidine, thiaméthoxame et acétamipride) alors qu’elles présenteraient une toxicité aigüe, notamment pour les abeilles.

L’amendement propose donc de les interdire toutes, pour éviter que l’industrie ne substitue des produits cousins après le retrait d’un produit précis, plaide Gérard Bapt. Ces néonicotinoïdes sont « neurotoxiques de 500 à 10.000 fois plus que le DDT, qui est interdit, estime ce médecin de profession. Il n’y a pas un seul repas où nous n’en consommons pas. Au Moyen-Age, on aurait appelé ça un nouveau fléau de Dieu ».

Action au niveau européen du gouvernement

Défavorable à la mesure, au motif notamment que « le cadre européen ne permet pas une interdiction stricte », la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a souligné le travail déjà engagé par le gouvernement en matière de pesticides, y compris le plan sur la sauvegarde des pollinisateurs sauvages et des abeilles, et les discussions au niveau européen. La rapporteure Geneviève Gaillard (PS) s’était elle aussi montrée défavorable à « une interdiction brute » pour « ne pas gêner les avancées du gouvernement », craignant que ces produits restent utilisés à titre dérogatoire, en l’absence d’ « alternative » chimique jusqu’alors.

Dans sa « feuille de route » écologiste, présentée le 4 février, le gouvernement a assuré que la France mènerait « au niveau européen une action volontariste » pour que les substances néonicotinoïdes des insecticides soient réévaluées « au plus vite, en prenant en compte toutes les études concernant les effets sur les colonies d’abeilles, les pollinisateurs sauvages, la faune ».

Chute d’un tiers en 2014 de la production de miel

La Fondation Nicolas Hulot a « salué ces avancées ». « Au gouvernement maintenant de traduire ce cap ambitieux en actes », a-t-elle ajouté. Pour l’association « Générations futures », « l’adoption de cette interdiction (...) est une bonne nouvelle. Il faudra cependant s’assurer que cet amendement ne soit pas revu lors du passage au Sénat ».

La production de miel en France en 2014 a baissé d’un tiers par rapport à 2013 pour tomber à son niveau le plus bas depuis 20 ans, selon le bilan annuel publié jeudi par l’Union nationale des apiculteurs français, qui pointe du doigt pesticides et insecticides, notamment les insecticides néonicotinoïdes.

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